On se forme l'esprit et le sentiment par les conversations, Pascal

jeudi 25 mai 2017

Seul le Bien est profond

Vous l'aurez compris : l'intention du livre - grosse prétention ! - est de répondre à La littérature et le mal de Georges Bataille et de montrer à quel point est fausse l'affirmation selon laquelle "si la littérature ne s'intéresse pas au mal, elle devient vite ennuyeuse". Tout le contraire : comme l'écrivait Hannah Arendt, le 20 juillet 1963, dans une lettre à Gershom Scholem : "A l’heure actuelle, effectivement, je pense que le mal est seulement extrême, mais jamais radical et qu’il ne possède ni profondeur, ni dimension démoniaque. Il peut dévaster le monde entier, précisément parce qu’il prolifère comme un champignon à la surface de la terre. Seul le Bien est profond et radical." Rien ne montrera davantage la vérité de ces affirmations que l'étude des romans, immenses, que j'ai choisis. Quant à la prolifération du mal, quel jour n'apporte pas la confirmation de son atroce et désespérante "superficialité" ?
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